Le mot du maire

Mesdames, Messieurs, Mes chers concitoyens,

Comme chaque année, nous profitons de cette trêve hivernale, de courte durée, qui nous enveloppe de douceurs dans notre quotidien. C'est un moment important de retrouvailles avec les nôtres associées à une baisse de régime en terme d'activités.

Cette année 2017 a été ponctuée par un appel des Français à leur devoir citoyen et c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés devant les urnes à deux reprises, pour la présidentielle et les législatives. Pour les grands Électeurs (élus de la République) nous avons également dû voter nos sénateurs. Chacun connaît le résultat de ces votes et d'ores et déjà c'est un sentiment d'inquiétude qui m'empare suite aux annonces faites par le Gouvernement et à son désengagement qui ne sont pas sans conséquence sur le devenir des collectivités.

Il faut dire que ces dernières années sous le prétexte de répondre à une demande de l'Europe nos collectivités locales de proximité ont été soumises à rude épreuve avec des baisses de dotations sans précédent nécessitant des choix dans la gestion de nos communes.

Aujourd'hui nous avons le sentiment que l'effort considérable fait toutes ces années n'a pas suffi et que nous devons encore subir de plein fouet et brutalement le train de mesures annoncées récemment. Pour n'en citer que quelque unes nous parlons des contrats aidés, ces emplois indispensables à la qualité du service public et au maintien d'une cohésion sociale, (pour notre ville ceux sont 3 contrats et un coût supplémentaire de 60000 euros sur le budget de fonctionnement), et dans ce domaine je ne parle pas des associations qui adhéraient à ce dispositif. Derrière l'appellation contrats aidés ce sont des jeunes, des réinsertions professionnelles, des projets de personnes fragilisées qui peuvent grâce à ces emplois , développer leurs compétence, renforcer leur expérience et surtout renouer avec la confiance nécessaire pour un retour durable dans le monde du travail et une condition de vie décente,  nous parlons de la taxe d'habitation, A compter de 2020 , 80% des ménages ne paieront plus de taxe d'habitation c'est une bonne chose parce mais à quelles conditions? Cette recette perçue sera compensée à l'euro près par l'Etat mais jusqu'à quand? Sera  t-elle révisable dans le temps ?? des questions sans réponse à ce jour qui auront un impact certain sur la gestion de notre collectivité avec ce sentiment que nous sommes des variables d'ajustements dans les comptes de l'Etat.

D'autres sujets ne contribuent pas à donner notre confiance dans l'Etat c'est d'une part la baisse des APL et des loyers qui va impacter la situation financière des bailleurs sociaux, mettre en péril le logement social, mais aussi donner un coup de frein dans l'économie locale (entreprises du BTP) et pour finir mettre en danger les finances des collectivités locales qui leur ont accordé la garantie d'emprunt. Un autre sujet d'actualité c'est le Centre 15 de Nevers qui est en grand danger. Si la décentralisation était actée la plateforme téléphonique nivernaise implantée à Nevers dans les locaux de l'hôpital serait délocalisée à Dijon et ce serait à plus de 100 km de la Nièvre que la régulation des urgences serait assurée pour l'ensemble de son territoire avec un risque de moindre efficacité. Et pour finir puisqu'il faut trouver de l'argent n'importe où l'Etat sans concertation et de manière brutale a annoncé la baisse du budget des manuels scolaires de 210 millions d'euros à 16 millions d'euros. Dans le viseur les manuels des collèges et une économie pour l'Etat de 194 millions d'euros !!!

L'Etat a trop tendance à généraliser son action sans tenir compte des exigences des territoires et de leurs spécificités ce qui aura pour conséquence immédiate le renforcement des inégalités des territoires.

Je vous souhaite une très bonne année 2018 pleine de santé, bonheur, projets, belles rencontres et que tous les vœux formulés deviennent réalités.

 

Le Maire,

Joëlle JULIEN